L'essentiel : depuis la loi PACTE (2019), le PER individuel (plan d'épargne retraite) a largement remplacé le contrat Madelin pour les nouvelles souscriptions, car il offre plus de souplesse à la sortie — un capital est possible, pas seulement une rente viagère. Les contrats Madelin déjà ouverts restent valables : rien n'oblige à les fermer, et ils peuvent être conservés ou transférés vers un PER selon la situation. La vraie question n'est donc pas « lequel est le meilleur produit dans l'absolu », mais « ouvrez-vous un nouveau contrat, ou gérez-vous un Madelin déjà existant ? » — les deux réponses divergent.

Vous êtes indépendant, en profession libérale, artisan, commerçant, ou gérant majoritaire de société — et un point revient sans cesse dans vos échanges avec votre expert-comptable ou votre entourage professionnel : votre pension de retraite future sera nettement plus faible que celle d'un salarié à revenu comparable. Vous avez entendu parler du contrat Madelin, que votre prédécesseur ou votre associé plus âgé détient peut-être encore, et du PER, dont tout le monde parle depuis quelques années sans que la différence entre les deux soit toujours claire.

Prenons une situation composite et illustrative, sans lien avec un cas réel : un consultant indépendant en profession libérale, la quarantaine, qui a ouvert un contrat Madelin au début de son activité sur les conseils de son assureur, et qui se demande aujourd'hui s'il doit continuer à y verser, en ouvrir un second à côté, ou tout transférer vers un PER individuel qu'il vient de découvrir. C'est une question que se posent des milliers d'indépendants chaque année, souvent au moment d'un changement de statut, d'un pic de revenu, ou simplement d'un rendez-vous chez l'expert-comptable qui évoque « la loi PACTE » sans plus de détail.

Le contrat Madelin (du nom de la loi de 1994 qui l'a créé) est un produit d'épargne retraite réservé aux travailleurs non-salariés (TNS), permettant de déduire les cotisations du revenu professionnel imposable en contrepartie d'une épargne bloquée jusqu'à la retraite. Le PER individuel (créé par la loi PACTE de 2019, entré en vigueur en 2019-2020) reprend le même principe de déduction fiscale à l'entrée, mais avec des règles de sortie et de transfert plus souples. Cet article détaille ce qui distingue réellement les deux enveloppes, ce qu'il advient d'un Madelin ancien, et comment raisonner le plafond de déduction propre aux indépendants — sans magie ni promesse de performance, mais avec la mécanique complète.

Pourquoi un indépendant a-t-il besoin d'une épargne retraite dédiée ?

Un salarié cumule, sans y penser, plusieurs strates de retraite : le régime de base, un régime complémentaire obligatoire (Agirc-Arrco), et souvent un dispositif d'épargne retraite d'entreprise (PER collectif ou ancien Perco) alimenté en partie par l'employeur, parfois complété par un abondement. L'indépendant, lui, cotise sur une assiette généralement plus étroite, à des taux et des plafonds différents selon son régime d'affiliation (Sécurité sociale des indépendants pour les artisans-commerçants, caisses spécifiques pour certaines professions libérales), et surtout sans aucun « troisième étage » automatique : personne ne verse un abondement à sa place.

S'ajoute une seconde réalité, propre à l'activité indépendante : des revenus professionnels souvent variables d'une année sur l'autre, ce qui complique la projection de la pension future et rend d'autant plus utile un outil d'épargne que l'on peut moduler — verser davantage une bonne année, réduire ou suspendre les versements une année plus difficile. Le régime de base des indépendants suit des règles de calcul proches de celles du régime général (trimestres requis, mécanique de surcote/décote) ; pour comprendre cette mécanique en détail, notre guide sur la surcote et la décote à la retraite reste valable, avec les spécificités de caisse à vérifier au cas par cas.

C'est cette absence de filet automatique qui explique pourquoi le législateur a créé, dès 1994, un dispositif fiscal dédié aux indépendants : le contrat Madelin. L'idée de fond n'a pas changé depuis : encourager l'épargne retraite volontaire des TNS en échange d'une déduction fiscale, exactement comme un salarié bénéficie indirectement des cotisations patronales versées sans figurer sur son revenu imposable.

Le contrat Madelin : ce qu'il reste après la loi PACTE

Le contrat Madelin fonctionne sur un principe simple : chaque année, l'indépendant verse des cotisations (souvent avec un engagement de régularité, contractuel à l'origine), déductibles de son revenu professionnel imposable dans la limite d'un plafond propre au statut TNS (voir plus bas). En contrepartie de cet avantage fiscal à l'entrée, deux contraintes structurent le produit.

La première est la rigidité de sortie : un contrat Madelin classique ne se dénoue, à la retraite, qu'en rente viagère (un revenu régulier versé jusqu'au décès du souscripteur, calculé à partir du capital constitué et d'un taux de conversion qui dépend de l'âge de liquidation). La sortie en capital y est, sauf exceptions limitées prévues par la réglementation (invalidité, cessation d'activité à la suite d'une liquidation judiciaire, par exemple), pratiquement fermée. C'est la différence la plus commentée avec le PER, et celle qui explique l'essentiel du désamour progressif pour ce produit depuis 2019.

La seconde contrainte, moins connue, concerne les versements : les contrats Madelin d'origine imposaient une cotisation minimale régulière, sous peine de pénalités ou de réduction de garanties — une rigidité mal adaptée à des revenus d'indépendant fluctuants. Les contrats plus récents ont assoupli cette clause, mais l'esprit du produit reste celui d'un engagement de long terme, pensé avant l'exigence de souplesse qui a inspiré la réforme de 2019.

Un point mérite d'être clarifié, car il inquiète souvent à tort : depuis la loi PACTE, plus aucun nouveau contrat Madelin n'est commercialisé — l'offre s'est reportée sur le PER individuel. Mais les contrats Madelin ouverts avant cette bascule restent pleinement valables. Rien n'oblige leur titulaire à les liquider ni à les transférer : un Madelin ancien peut continuer à recevoir des versements et à produire ses effets jusqu'à la retraite, exactement selon les conditions prévues au contrat d'origine.

Le PER individuel pour un indépendant : ce qui a changé

Le PER individuel reprend l'architecture générale du Madelin — versements déductibles du revenu professionnel imposable, épargne bloquée jusqu'à la retraite sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi (acquisition de la résidence principale, invalidité, décès du conjoint, surendettement, expiration des droits au chômage, cessation d'activité à la suite d'une liquidation judiciaire) — mais lève la principale contrainte du Madelin sur deux points.

D'abord la sortie : à la retraite, un PER individuel peut se dénouer en capital, en rente viagère, ou en un mélange des deux, au choix du titulaire au moment du départ. Cette liberté change concrètement la donne pour un indépendant qui, par exemple, envisage de solder un emprunt professionnel, d'aider un enfant, ou simplement de piloter lui-même la vitesse à laquelle il consomme son épargne plutôt que de se voir imposer une rente calculée une fois pour toutes. Notre page sur la fiscalité de sortie du PER détaille le traitement fiscal différencié entre capital et rente selon que les versements ont été déduits ou non à l'entrée.

Ensuite la portabilité : un PER individuel peut être transféré vers un autre PER individuel ou vers un PER d'entreprise si l'indépendant change de statut (par exemple en devenant salarié), avec des frais de transfert encadrés par la réglementation et généralement dégressifs avec l'ancienneté du contrat. Le Madelin, lui, ne bénéficiait pas d'un cadre de transférabilité aussi structuré à l'origine.

Sur le fonctionnement courant — gestion pilotée par défaut à l'ouverture (une allocation qui sécurise progressivement l'épargne à mesure que l'échéance de la retraite approche), choix possible d'une gestion libre, éventail de supports en unités de compte —, un PER individuel récent ressemble largement à une assurance-vie sur le plan de la mécanique d'investissement. Notre comparatif gestion pilotée ou gestion libre s'applique donc presque à l'identique à un PER de travailleur indépendant. Les mêmes familles de supports coexistent : fonds en euros (capital garanti par l'assureur, hors faillite de celui-ci, pour un rendement modeste — de l'ordre de 2,6 % en moyenne de marché en 2024, un constat passé qui ne préjuge pas de l'avenir) et unités de compte (capital non garanti, en contrepartie d'une espérance de rendement supérieure sur longue durée — les grands indices actions mondiaux ont délivré, historiquement et sur 20 à 30 ans, des moyennes annualisées de l'ordre de 5 % à 8 %, les performances passées ne préjugeant jamais des performances futures).

Comme pour tout PER, les frais varient fortement selon le distributeur : un contrat proposé par un réseau bancaire traditionnel cumule souvent des frais de gestion annuels plus élevés — de l'ordre de 0,6 % à 1 % — qu'un contrat distribué en ligne, davantage orienté vers des supports indiciels (ETF) à frais réduits. Notre guide combien coûte un PER détaille l'ensemble des étages de frais à vérifier avant de signer, qu'il s'agisse d'un PER pour indépendant ou pour salarié.

Madelin ou PER : le tableau comparatif

Voici, critère par critère, ce qui distingue un contrat Madelin d'un PER individuel pour un travailleur non salarié. Ce tableau compare des catégories de produits, jamais des contrats commerciaux nommés.

CritèreContrat MadelinPER individuel
CommercialisationFermée aux nouvelles souscriptions depuis la bascule PACTE ; les contrats existants restent valablesSeul produit de ce type ouvert à la souscription pour un TNS aujourd'hui
Sortie à la retraiteRente viagère, sauf cas de déblocage anticipé exceptionnelsCapital, rente viagère, ou un mélange des deux, au choix du titulaire
Déduction fiscale à l'entréeOui, plafond propre au statut TNSOui, plafond de même nature (voir section dédiée ci-dessous)
Cas de déblocage anticipéLimités (invalidité, cessation d'activité par liquidation judiciaire notamment)Plus nombreux, incluant l'achat de la résidence principale
Transfert vers un autre contratPossible vers un PER, conditions et frais à étudier au cas par casCadre de transfert encadré par la réglementation, frais dégressifs avec l'ancienneté
Gestion par défautVariable selon le contrat d'origine, souvent une gestion libre historiqueGestion pilotée par défaut à l'ouverture, sauf option contraire du souscripteur
Régularité des versementsHistoriquement plus contraignante (cotisation régulière attendue)Versements libres, sans engagement de régularité

La ligne la plus structurante reste la sortie. Pour approfondir l'arbitrage entre capital et rente au moment de la retraite, au-delà du seul cas des indépendants, nos guides sur les inconvénients de la rente viagère et sur le choix entre rente ou retraits programmés détaillent les deux options en profondeur.

Faut-il transférer un ancien contrat Madelin vers un PER ?

C'est la question la plus fréquente des indépendants qui détiennent déjà un Madelin. Notre réponse, honnête : il n'existe pas de règle générale, et se méfier de quiconque en propose une sans avoir regardé le contrat. Le transfert présente un intérêt réel dans certaines configurations — récupérer la liberté de sortie en capital, simplifier une épargne retraite dispersée sur plusieurs anciens contrats, ou accéder à une gamme de supports plus large et moins coûteuse que celle d'un vieux contrat Madelin resté figé sur des fonds datés.

Mais il présente aussi des inconvénients potentiels, propres à chaque situation : frais de transfert (les conditions et frais applicables varient sensiblement d'un assureur à l'autre, à étudier au cas par cas avec un professionnel, sans montant générique fiable à citer ici), perte éventuelle d'une garantie de taux minimum attachée à l'ancien contrat, ou encore antériorité contractuelle à ne pas casser sans raison. Un Madelin ancien peut aussi comporter des garanties de prévoyance associées (invalidité, décès) qu'un transfert vers un PER pur ne reproduit pas forcément à l'identique.

Notre analyse : la bonne méthode n'est jamais « Madelin toujours mauvais, PER toujours meilleur » — c'est un audit ligne à ligne de l'ancien contrat (frais réels, garantie de taux éventuelle, clause bénéficiaire, options de sortie effectivement proposées par l'assureur) mis en face des conditions de transfert réellement applicables. C'est exactement l'objet d'un bilan retraite gratuit : venir avec son relevé de contrat Madelin et faire ce comparatif concret, plutôt que de trancher sur une généralité.

Quel plafond de déduction fiscale pour un indépendant ?

C'est le point le plus mal compris, et celui sur lequel il faut être le plus rigoureux : le plafond de déduction fiscale d'un indépendant ne se limite pas au plafond dit « salarié », plus étroit. Un travailleur non salarié bénéficie d'un plafond de déduction spécifique, calculé selon un mécanisme propre à son statut — nous décrivons ce mécanisme ici sans en donner le montant en euros, ce chiffre étant révisé chaque année et devant être vérifié au moment de la décision.

Le mécanisme fonctionne en deux temps. D'une part, le plafond est exprimé comme un pourcentage du bénéfice professionnel imposable (le revenu que dégage l'activité indépendante avant impôt sur le revenu), avec une quotité renforcée sur la tranche de revenu la plus élevée. D'autre part, ce pourcentage est borné par référence au plafond annuel de la sécurité sociale (le PASS, un montant de référence fixé chaque année par arrêté et utilisé pour calculer de nombreux plafonds sociaux et fiscaux) : le calcul combine un multiple du PASS et une fraction du revenu professionnel, ce qui rend le plafond réel dépendant à la fois du niveau de revenu de l'indépendant et de la valeur du PASS pour l'année considérée.

Concrètement, cela signifie que plus le revenu professionnel est élevé, plus le plafond de déduction en euros augmente — dans la limite du plafond global fixé par la loi — ce qui explique pourquoi deux indépendants aux revenus très différents peuvent déduire des montants très éloignés l'un de l'autre pour un même taux de cotisation. Le calcul exact dépend aussi de l'éventuelle déduction déjà utilisée au titre d'un contrat d'entreprise si l'indépendant cumule plusieurs statuts dans l'année.

Nous ne donnons volontairement aucun montant précis en euros pour ce plafond : il est recalculé chaque année en fonction du PASS et évolue avec la réglementation. Pour le chiffre exact applicable à l'année en cours, consultez urssaf.fr ou service-public.fr, ou faites calculer votre plafond exact par votre expert-comptable à partir de votre revenu professionnel de l'année de référence.

Un point utile à connaître : le plafond de déduction Madelin/PER-TNS non utilisé une année ne se reporte pas automatiquement sur les années suivantes de la même manière que le plafond PER d'un salarié, dont les reliquats des trois années précédentes restent mobilisables. C'est une raison supplémentaire, pour un indépendant à revenu variable, de raisonner le montant du versement chaque année plutôt que de reconduire mécaniquement le même chiffre.

Le cas du gérant majoritaire assimilé TNS

Le gérant majoritaire de SARL (ou de société assimilée), affilié au régime des travailleurs non-salariés au même titre qu'un artisan ou un commerçant, suit des règles de calcul de plafond proches de celles décrites plus haut, avec des particularités propres à la rémunération de gérance qui ne relèvent pas toujours du même traitement qu'un bénéfice professionnel classique. Ce point technique dépasse le cadre général de cet article : il mérite d'être vérifié spécifiquement avec un expert-comptable ou un conseiller, car la nature exacte de l'assiette de calcul (rémunération, dividendes éventuels, charges sociales afférentes) peut faire varier sensiblement le plafond réellement mobilisable.

Questions fréquentes

Puis-je encore ouvrir un contrat Madelin aujourd'hui ?

Non : depuis la bascule liée à la loi PACTE, plus aucun nouveau contrat Madelin n'est commercialisé. Un indépendant qui souhaite ouvrir une épargne retraite déductible pour la première fois se tourne nécessairement vers un PER individuel.

Mon contrat Madelin va-t-il disparaître ou devenir obligatoire à transférer ?

Non, un Madelin déjà ouvert reste pleinement valable et continue de produire ses effets selon les conditions d'origine. Rien n'oblige son titulaire à le transférer vers un PER.

Puis-je sortir en capital d'un vieux contrat Madelin ?

En principe non, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la réglementation (invalidité, cessation d'activité par liquidation judiciaire, notamment). La sortie normale à la retraite d'un Madelin classique se fait en rente viagère ; c'est précisément ce qui pousse certains indépendants à envisager un transfert vers un PER.

Le plafond de déduction d'un indépendant est-il plus élevé que celui d'un salarié ?

Il suit un calcul différent, combinant un pourcentage du revenu professionnel et une référence au plafond annuel de la sécurité sociale (PASS) ; selon le niveau de revenu, il peut être plus favorable ou plus proche de celui d'un salarié. Il n'existe pas de règle simple valable pour tous les niveaux de revenu — le calcul doit être fait individuellement, idéalement avec un expert-comptable.

Un PER individuel pour indépendant a-t-il les mêmes frais qu'un PER pour salarié ?

La structure de frais dépend du distributeur (banque traditionnelle, courtier en ligne, assureur), pas du statut du souscripteur. Un indépendant a donc tout intérêt à comparer les grilles tarifaires exactement comme le ferait un salarié — voir notre guide combien coûte un PER.

Que se passe-t-il pour mon PER-TNS si je cesse mon activité indépendante ?

Le capital reste acquis et continue de fructifier ; il peut être transféré vers un autre PER (individuel ou d'entreprise, si vous devenez salarié) dans le cadre de transfert prévu par la réglementation. La sortie à la retraite obéit ensuite aux mêmes règles que pour tout PER individuel.

Un gérant majoritaire doit-il choisir un PER-TNS ou un PER classique ?

Un gérant majoritaire assimilé TNS relève du même régime de déduction que les autres indépendants pour son PER individuel ; le calcul du plafond suit des règles proches, avec des particularités liées à l'assiette de sa rémunération de gérance à faire vérifier au cas par cas.

Notre analyse, en synthèse

Reprenons le fil. Si vous êtes indépendant et que vous n'avez encore rien ouvert, la question Madelin contre PER ne se pose plus vraiment : le Madelin n'étant plus commercialisé, le PER individuel est le véhicule à examiner, avec les mêmes questions que pour tout PER — faut-il seulement le déduire, ou aussi comprendre ce qu'on y met et à quel prix ? Nos guides faut-il ouvrir un PER et à quel âge commencer un PER répondent à ces deux questions en détail, indépendamment du statut professionnel.

Si vous détenez déjà un Madelin, l'urgence n'est pas de le fermer par principe : c'est de l'auditer — frais réels, garanties associées, options de sortie effectivement proposées — avant de décider de le conserver tel quel, d'ouvrir un PER à côté pour profiter de sa souplesse de sortie, ou de le transférer selon des conditions à vérifier au cas par cas. Le plafond de déduction propre aux indépendants, lui, se calcule chaque année à partir de votre revenu professionnel et du plafond annuel de la sécurité sociale : un chiffre à faire recalculer annuellement, jamais à reconduire à l'aveugle. Pour situer ce PER-TNS au sein d'une stratégie retraite plus large, y compris la question du meilleur véhicule global, notre guide la meilleure enveloppe retraite élargit la focale au-delà du seul cas des indépendants — et pour un profil symétrique, celui des fonctionnaires, qui affrontent des questions tout aussi spécifiques sur leur propre régime, notre guide sur la retraite des fonctionnaires suit la même logique de statut particulier.

Un mot enfin sur la diversification : un PER-TNS ne doit pas concentrer toute votre préparation retraite. Une partie des indépendants complète leur épargne par de l'immobilier locatif ou des SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) — un sujet que nous ne développons pas ici et pour lequel scpirentable.fr propose une analyse dédiée.

Cet article décrit des mécanismes généraux applicables aux travailleurs non-salariés ; il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé ni un conseil fiscal ou social individualisé. Le plafond de déduction exact, les conditions de transfert d'un contrat Madelin et le traitement du statut de gérant majoritaire dépendent de votre situation précise et doivent être vérifiés avec votre expert-comptable et, pour la partie investissement, lors d'un bilan retraite gratuit. Les chiffres de rendement et de frais cités sont des constats passés datés ou des ordres de grandeur — les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et tout capital garanti l'est par l'assureur, hors faillite de celui-ci.

Contenu pédagogique général — il ne constitue pas un conseil personnalisé. Tout investissement comporte des risques, dont la perte partielle ou totale du capital investi. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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